Nous voici enfin en Asie Centrale. Tout participe au changement: la physionnomie et l'habillement des habitants, le paysage, les troupeaux surveillés par des cavaliers


et les chameaux
Au nord de la mer Caspienne en suivant la ligne de chemin de fer nous atteignons ATYRAU.


Nous sans avoir préalablement nettoyé
notre
véhicule avec l'eau saumâtre
des mares bordant la route.

Rencontre avec Jouma, propriétaire d'un restaurant. Il nous invite à manger: plats typiques et vin du pays, puis nous fait visiter sa ville et sa maison. Et au moment de se quitter nous ramène le reste de la bouteille de vin, des fruits et des cadeaux.


Poursuite de la route vers l'Ouzebékistan jalonnée de cimetières plus ou moins importants. ( au loin il s'agit bien d'un cimetière).

Arrêt à BEYNEU, balayée par un vent de sable, où nous remplissons nos jerricans de diesel en prévision des difficultés d'approvisionnement en Ouzbékistan et avant les 400km à travers le plateau désertique d' UST'URT ponctué de lignes électriques sans fin.

La partie du Kazkhstan où nous sommes est encore fertile et les camions de foin attendent des acheteurs.

Dans les villes que nous traversons, les
maisons sont entourées de hauts murs avec de grands
portails en fer.
Marmourd et
sa famille nous
accueillent dans leur cour et nous font visiter leur maison.

Après TARAZ, arrêt aux mausolées de
AYSHA-BIBI et BABAZHI-KATUM (XI-XII SC) dont l'histoire serait la
version asiatique de Roméo et Juliette.




Une petite halte à l'ombre avant de
visiter SAYRAN, étape importante sur La Route de la Soie, une des plus
ancienne
ville du Kazakhstan datant d'environ 3000 ans.

Plusieurs mausolées des X et XIII
siècles, ainsi qu'un minaret du Xème sont disséminés dans la ville.




A TURKISTAN, dans la vallée de la
Syrdaria, visite du mausolée Yasaui, grand sage Soufi du monde Turc.
Construit
par Timur à la fin du XIVème, mais sa mort en arrêtera la construction.
En particulier la façade est dépourvue de faïences.


Environ 40km après Turkistan, avec bien
des difficultés, nous trouvons les ruines de SAURAN, vestiges d'une
ville sur la Route de la Soie construite au XIIème et XIIème siècles et
habitée jusqu'au XVIIIème siècle.


Puis nous retrouvons les paysages de
steppes désertiques et semi-désertiques que nous avons connu à l'aller,
avec parfois quelques chameaux.

C'est tout ce que nous verrons des
installations en rapport avec le cosmodrome de Baïkonour, base de
lancement de tous les vols spatiaux d'équipages soviétiques et russes
depuis 1961. Il est loué à la Russie jusqu'en 2050.

La Mer d'ARAL et le port d'ARAL à marée
basse...mais il n'y a pas de marée haute...
Entre 1960 et 2003 elle a perdu 3/4 de sa superficie et 80% environ de
son eau. La construction d'une digue (43km de long sur 10m de haut) a
séparé en deux
la mer,la petite Aral alimentée par la Syr-Daria et l'Aral sud
alimentée par l'Amou-Daria traversant le Turkmenistan et l'Ouzbekistan,
grâce à cette digue l'eau remonte dans la petite Aral arrivant à 23km
d'Aral.



Encore plus de 1000km nous séparent de la
frontière russe, avec le même
paysage monotone où des tronçons de belles routes alternent avec des
pistes poussièreuses (une nouvelle route entre Almaty et la Russie est
en construction).


Après Oural ville à cheval sur L'Asie et
l'Europe, nous quittons définitivement l'ASIE CENTRALE
Survolez la carte
pour
l'agrandir.












Mesurant
5 fois la France pour
15 000 000 d'habitants, on comprend que nous ayons traversé des zones
désertiques sans rencontrer âmes qui vivent pendant des centaines de
Kilomètres.
Les Kazakhes nous sont apparus comme étant très serviables, n'hésitant
pas par exemple à nous précéder en voiture pour nous mettre sur la
bonne route, mettant à notre disposition la cour de leur maison ...
mais assez peu expansifs.
Nous n'avons pas visité la région est du Kazakhstan aux paysages
semble-t-il différents et sans doute moins monotones.